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L’artiste

Avant d’être des cartes, ce furent des toiles

Je suis Stéphane Vandenwyngaert, artiste peintre. Les 44 cartes de Tajallī reproduisent mes peintures originales. Voici leur histoire, et l’atelier où elles sont nées.

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La main de Stéphane Vandenwyngaert peint une toile aux bleus profonds

« Pendant plus de vingt ans, l’élan de peindre était là, bloqué par le mental. Un jour, j’ai simplement arrêté de bloquer cet élan, et chaque toile s’est posée d’elle-même. »

Stéphane Vandenwyngaert

Le déclic est venu le jour où j’ai compris que tous les soins et toutes les thérapies du monde ne valent rien sans passage à l’acte, sans création dans la matière. Comme un livre : aussi beau soit-il, il n’est vivant que lorsqu’il est lu.

Stéphane Vandenwyngaert dans son atelier, travaillant une toile bleue posée sur la table

Dans l’atelier

Un moment de vide

Avant de peindre, il y a un moment de vide. Le présent, et rien d’autre : la toile vierge, les tubes de peinture, et moi. Je ne sais absolument pas ce que je vais faire, et je ne cherche pas à le savoir. Je suis là, ici et maintenant.

Quand les idées et les pensées se mettent à fuser, je passe simplement à l’action pour couper leur élan : à cet instant, elles n’ont pas leur place. Mon corps entier bouge. Il choisit une couleur, un outil : une fois un pinceau, une fois une palette, une autre fois un objet détourné de son usage.

Plus de 50 toiles de 60 × 80 cm sont nées ainsi : la première à l’huile, toutes les autres à l’acrylique. 44 ont été choisies pour ce premier opus, L’Origine, et je continue à peindre, bientôt sur de plus grands formats.

Quand on me demande ce que je peins, je réponds que je ne sais pas. C’est le tableau qui me le dira.

Le temps de la toile

Es-tu terminée ?

Le processus s’interrompt parfois pendant des jours, des semaines. La toile reste là, souvent incomplète : c’est elle qui me le dit. Je la regarde et je lui pose une seule question : es-tu terminée ?

Parfois, aucune réponse, alors je la laisse. Parfois un non, et je la reprends du même élan qu’au premier jour. C’est parfois un seul coup de pinceau, parfois une nouvelle couche entière, simple ou complexe. Je ne décide de rien. Je me laisse guider par ce que je suis au fond de moi, et qui s’exprime sans le mental, sans la réflexion.

Il arrive qu’une toile attende des mois. Puis un jour, sans que j’aie rien ajouté, elle me dit : oui, je suis finie. Comme si quelque chose d’invisible avait eu besoin de ce temps pour s’ancrer dans la matière.

Le premier regard

Une tasse de thé

Elle était assise en face de moi, une tasse de thé à la main. Nous discutions, mais son regard était attiré par la toile accrochée au mur. À un moment, elle n’était plus avec moi : elle la fixait, sans pouvoir s’en détacher. J’ai laissé faire, en l’observant.

Je lui ai demandé ce qui se passait, ce qu’elle trouvait à cette toile. Elle ne m’a parlé ni de sa beauté, ni de ses couleurs, ni de ses formes. Seulement qu’elle se sentait bien en la regardant, que cela lui faisait du bien, sans savoir quoi.

Puis elle m’a demandé si elle pouvait me l’emprunter. Et aussi : « Tu la vends ? »

J’ai réalisé à ce moment-là la puissance de ce qui se passait : une connexion unique, pour chacun.

De la toile à la carte

Comment Tajallī est né

  1. L’expérience en séance

    D’autres personnes me disaient ne plus pouvoir quitter les toiles des yeux. Je les ai présentées en séances individuelles, puis en groupe. Le même résultat : quelque chose d’indescriptible se passait. Je l’ai compris plus tard, et je le décris dans le livret.

  2. L’image imprimée

    Il fallait diffuser cela. J’ai photographié une partie des toiles, je les ai imprimées en couleur et j’ai refait l’expérience. L’effet était identique. Une surprise, et en même temps une évidence : ce qui émane de la toile est sans limite, et sa reproduction reste en connexion directe avec elle.

  3. Des cartes nues

    Sans texte, sans numéro, sans nom, sans interprétation. Je voulais éviter de mettre du mental dans ce qui est destiné à se vivre et à se sentir : les cartes se suffisent à elles-mêmes.

  4. Le livret

    Sans aucun mot, l’expérience restait difficile à comprendre. Un livret est donc né, pour tenter d’expliquer au mieux ce qui doit se vivre. Ce fut l’étape la plus sensible : comment exprimer, avec des mots limités dans leur sens, ce qui se vibre et se vit dans le corps et dans l’âme ?

  5. Le nom

    Il me fallait un nom qui exprime ce moment, cette émergence. Tajallī, mot issu de la tradition soufie, désigne le dévoilement : ce moment où ce qui était masqué apparaît à la conscience. C’est ce qui s’en approche le plus.

« Je suis le bras qui peint, mais je ne suis pas celui qui peint. »

Ce qui est vivant ne se transmet pas. Il se reconnaît.

Un instant pour toi

Laisse une toile venir à toi

Respire, pose ton attention sur toi, puis tire une carte. Regarde-la quelques instants, sans chercher à comprendre, et observe simplement ce qui se passe en toi.

Stéphane Vandenwyngaert au bord d'un lac de montagne

L’homme derrière les toiles

Mon autre chemin

Depuis plus de 15 ans, je suis énergéticien et géobiologue. J’accompagne les personnes qui veulent retrouver leur autonomie et passer du Moi au Soi, en séances individuelles, en géobiologie de lieux et en ateliers, avec la Méthode S.S.E., le Scan Somato-Éthérique.

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Tajallī, l’Origine

44 cartes reproduisant mes peintures originales, et le livret d’accompagnement.

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L’Origine · livraison prévue en décembre